Kérou
Présentation de la Commune de Kérou
La Commune de Kérou, située dans le département de l’Atacora, occupe une place stratégique dans l’économie agricole du Bénin. Reconnue comme l’un des principaux bassins de production vivrière du pays et classée troisième pour la production cotonnière, elle s’étend sur une superficie de 3 745 km², entre les latitudes 10°15’ et 11°09’ Nord et les longitudes 1°43’ et 2°17’ Est.
Administrativement, la commune est composée de quatre (04) arrondissements et de quarante-trois (43) villages administratifs et quartiers de ville. D’après les données du RGPH4 de 2013, sa population est estimée à 100 197 habitants, répartis entre 49 963 hommes et 50 234 femmes.

Genèse
Sur le plan historique, le premier habitant de Kpably est un Gourmantché, installé près d’une colline vers l’Ouest. Il s’appelait Gbably. Il a été rejoint par deux bariba (OrouYéré et sa Soeur Gnon Yako) venus de Wenou Kpaglinou. Gnon Yako se marie à Gbably. OrouYéré après le mariage de Gnon Yako et Gbably est venu s’installer à wenou (actuel KérouWiroubansou) avec les fils de Gnon Yako auprès de son grand frère qui auparavant, s’était installé à Gbeboro (Karigourou). Ils se sont partagé la chefferie par la suite. Ils étaient des chasseurs. Le grand frère est devenu chef de terre et OrouYéré chef des chasseurs (Danmassounon). Il eût après ces premiers chefs, trois chefferies par la suite. Ce sont : le chef de guerre, le chef de terre, et le chef des chasseurs. Quand OrouYéré a quitté Wenou (KérouWiroubansou), il s’est installé au sud de la rivière qui traverse la ville de Kérou, d’où la création de Kpably qui, plus tard, est devenue Kèrousson (domaine des raphias) qu’on appellera par la suite Kérou. Kérou serait la résultante de la cohabitation de trois dynasties à savoir : la dynastie des Bariba dénommée "Sounon-boké", celle des Wassangari, dénommée "Faroumosso" et la dynastie des Gourmantché dénommée "Yankpangou". La dynastie des Gourmantchés fut la première à s’installer dans l’actuel quartier "Karigourou" de Kérou-centre vers 1700. Elle fut rejointe après par les Bariba venus de Wénousson et qui s’installèrent dans l’actuel quartier "Sinagourou" de Kérou centre.
Plus tard, ces deux dynasties furent rejointes par celle des Wassangari "Faroumosso" venue de Nikki et qui s’installa d’abord à Kongourou puis à Yakrigorou. Quelques années après leur arrivée, les Wassangari imposèrent leur hégémonie à toute la région suite à de violents combats où ils réussissent à repousser les Gourmantchés vers l’autre côté de la montagne de l’actuel Firou. Ainsi, naquit le royaume de Kérou. Le nom "Kérou" singulier du nom Baatonu « Kèrousson » signifie « les feuilles de raphias ». L’actuelle localité qui porte le nom Kérou est la seule région où existait le raphia.
Les Bariba constituent le groupe socioculturel majoritaire de la commune (51,9 %) et sont pour la plupart des agriculteurs. Ensuite, viennent les Peuls, (21,40 %) essentiellement éleveurs de tradition d’une part, et agriculteurs d’autre part. Les autres ethnies représentent 26,7%. Il s’agit des Gourmantché, Djerma, des Yorubas, des Adja, des Fon, des Yom, des Lokpa, des Wama, des Berba, Bètammaribè et autres.
Le tissu social se caractérise par des liens de solidarité vivaces et de bon voisinage entre les Baatombu et les autres groupes socioculturels installés dans les localités des 04 arrondissements de la commune.
Relief
Le relief a une
dénivellation qui varie entre 177 et 517 m par rapport au niveau de la mer. La
Commune reçoit du côté ouest une portion de la partie terminale de la chaîne de
l’Atacora (dans les arrondissements de Firou et de Kaobagou). La grande partie de
la Commune est située dans une pénéplaine qui s’étire dans la ligne de partage
des eaux entre les bassins du Niger au nord et celui de l’Atlantique au sud.
Climat et Hydrologie
Un climat de type soudano-guinéen avec une seule saison de pluie, allant de mi-avril à mi-octobre, et une seule saison sèche allant de mi-octobre à mi-avril. La Commune enregistre une pluviométrie moyenne annuelle de 1000mm d’eau par an. Les températures varient entre 25°C en août et 40°C en avril. L’harmattan, un vent froid et sec, qui souffle entre décembre et février conduit à des températures de moins de 20°C.
Sol, Végétation et Faune
Trois types de sol à savoir les sols ferrugineux tropicaux, les sols ferralitiques et les sols hydromorphes sont rencontrés dans les zones marécageuses et dans les bas-fonds, (Carte 3 en annexe). On observe aussi, dans les zones de forêts classées, des sols noirs très riches ; c’est le cas des localités de Pikiré, Fêtêkou et de Kaobagou. En dehors de ces localités, les sols de la Commune sont en général pauvres.
Une végétation caractérisée par une savane arborée qui se rencontre en particulier dans les forêts classées de l’Alibori-supérieur et la zone cynégétique de l’Atacora. Le long des cours d’eau comme le Mékrou, cette végétation forme des galeries forestières. Cette savane est soumise à une forte dégradation due aux défrichements intensifs pour l’agriculture (Carte 4 en annexe). On rencontre de plus en plus des mosaïques de jachère où prédominent le karité et le néré. La dégradation du couvert végétal va de pair avec la diminution de la biodiversité et du potentiel en stock de carbone de végétation. Signalons que la perte drastique du stock de carbone de végétation est l’une des causes principales de l’émission du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, une conséquence directe du réchauffement planétaire observé ces dernières années.
Pour ce qui est de la faune, l’essentiel est contenu dans la zone cynégétique faisant partie intégrante du parc national de la Pendjari située au nord de la Commune. Les principales espèces fauniques rencontrées sont les buffles, les éléphants, les lions, les hippopotames, les singes et une gamme variée d’oiseaux dans les zones classées. Les antilopes, les aulacodes. Les reptiles et les petits rongeurs sont fréquents dans les formations naturelles et les jachères.
Réalités Sociaux Culturelles
Les Bariba constituent le groupe socioculturel majoritaire de la commune (51,9 %) et sont pour la plupart des agriculteurs. Ensuite, viennent les Peuls, (21,40 %) essentiellement éleveurs de tradition d’une part, et agriculteurs d’autre part. Les autres ethnies représentent 26,7%. Il s’agit des Gourmantché, Djerma, des Yorubas, des Adja, des Fon, des Yom, des Lokpa, des Wama, des Berba, Bètammaribè et autres.
Le tissu social se caractérise par des liens de solidarité vivaces et de bon voisinage entre les Baatombu et les autres groupes socioculturels installés dans les localités des 04 arrondissements de la commune.
L’islam est la religion la plus pratiquée (46,3%) et les mosquées y sont nombreuses. Les religions traditionnelles représentent (34,7%). Les chrétiens sont peu présents, mais la commune abrite néanmoins quelques chapelles catholiques.
La commune de Kérou est marquée par deux types de migrations à savoir les migrations internes et celles externes du pays. Les migrations internes se font entre les villages et hameaux de la commune vers les localités qui sont un peu plus urbanisés. Ces migrations se font de manière saisonnière. Ainsi, les migrations vers les chefs-lieux d’arrondissement se font pendant la saison sèche. Au nombre des migrations externes, on distingue les émigrations et immigrations. Il s’agit pour la plupart du temps de migrations de jeunes filles et jeunes garçons, déscolarisés vers Kérou centre et les autres villes du Bénin dans le but d’apprendre un métier. L’émigration à l’extérieur du pays, se fait principalement en direction du Niger et du Nigéria et cela concerne aussi bien les jeunes gens que les adultes. Ils y vont surtout les jeunes Baribas, au Nigéria comme ouvriers agricoles alors que les jeunes Germas vont au Niger d’où ils sont originaires. On constate l’arrivée de jeunes Gourmantchés dans la commune en provenance du Burkina Faso.
L’immigration concerne les jeunes des autres communes de l’Atacora et de la Donga (Matéri, Djougou, Natitingou, Toucountouna) qui viennent comme ouvriers agricoles et les Togolaises qui travaillent dans les bars et restaurants. Dans l’ensemble, les flux migratoires ont un impact négatif sur les indicateurs sociodémographiques et économiques de la commune. On note une augmentation de la population et une forte pression sur les ressources naturelles de la commune.
Au vu du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH 4) de 2013, la Commune de Kérou compte une population de 100.197 habitants dont 49.963 hommes et 50234 femmes (INSAE, RGPH4) soit 49,86 % d’hommes contre 50,14% de femmes. Signalons que le taux d'accroissement intercensitaire calculé entre 2002 et 2013 est de 4,07 % contre 3,06 % pour l’ensemble du département de l’Atacora .
La commune de Kérou à l’instar du Bénin, a une population jeune (51%) dont l’âge est compris entre 0 et 14 ans contre 50,6% pour le département de l’Atacora. Sa population est dynamique de par son taux d’accroissement. Cette population est concentrée pour la plupart à Kérou centre et dans les gros villages (Pikiré, Fêtêkou, Firou, Ouoré et Brignamaro).
La commune de Kérou a été pendant longtemps un pôle d’attraction des populations de 1979 à 2013 avec un taux d’accroissement passant de 3,16% à 4,07% pour la même période. Si le taux d’accroissement de 4,07 % entre 2002 et 2013 est maintenu, l’effectif de la population est estimé à 155.395 habitants en 2024 et passera à 197.419 à l’horizon 2030.
La densité de la population de la commune de Kérou est estimée à 27 hbts/km² sur la base du recensement de 2013 soit 73 hbts/km² dans l’arrondissement de Kérou, 31 hbts/km² dans celui de Brignamarou, 20 hbts/km² à Firou et 6 hbts/km² dans l’arrondissement de Kaobagou.
Malgré la réduction des pouvoirs traditionnels à partir de la colonisation, l’avènement de la démocratie en 1990 et la mise en œuvre de la décentralisation en 2003, qui ont confié une importante responsabilité du développement socio-économique locale aux élus locaux et à l’administration locale, les chefs traditionnels ont toujours pour mission de veiller culturellement sur leur population tout en servant de couloir de transmission entre eux et l’administration locale.
A l’image des autres peuples du Bénin, la population de la commune de Kérou est organisée en communautés fondées sur le lien de sang et de culte des ancêtres communs. L’organisation sociale est caractérisée par une structure pyramidale et patrilinéaire. La base de la pyramide sociale traditionnelle est le ménage de type africain dont le chef est l’homme.
En ce qui concerne la place de la femme, elle dispose de très peu de pouvoir de décision tant dans le ménage que dans la communauté surtout villageoise. Cependant, les femmes apportent une contribution économique de taille au foyer à travers les travaux domestiques, les travaux champêtres, la transformation agroalimentaire et le petit commerce qu’elles exercent.
A la tête des communautés, on distingue les rois assistés par des notables et la reine mère (Gnon Kogui). Pendant le diagnostic, il a été constaté que le trône est pour le moment vacant pour des raisons d’attribution et la reine mère Gnon Kogui est décédée au cours de l’année 2022. Néanmoins, les démarches de médiation sont en cours pour l’intronisation d’un nouveau roi qui à son tour procèdera à la désignation d’une nouvelle Gnon Kogui.
Bien que le chef traditionnel ait perdu de son pouvoir, il est cependant présent par la justice qu’il rend. Par exemple en matière foncière, il est incontournable. Ce qui fait que dans certaines localités de la commune, les communautés confèrent un respect remarquable à ces différentes autorités traditionnelles détenant encore des plages de pouvoirs sur le patrimoine socioculturel, religieux et foncier. Il leur fait recours en cas de litige ou de conflit. Le chef traditionnel est appelé à collaborer avec les autorités élues pour le développement de sa localité.
Du point de vue de l’organisation socioculturelle, ce sont les chefs traditionnels qui continuent toujours de faire les sacrifices sur les lieux sacrés, soit pour demander la pluie, soit pour conjurer les mauvais sorts. Il faut signaler que ces structures sociales traditionnelles sont sérieusement altérées et perdent progressivement leurs influences et leurs pouvoirs.
Quelques indicateurs sociaux permettent d’apprécier le niveau de développement social de la commune. Selon le rapport de l’enquête EMICOV 2015, le seuil de pauvreté monétaire de la commune de Kérou en 2015 est de 95 826 F CFA contre 88 288 F CFA en 2011. Ce taux largement en dessous de la moyenne départementale (Atacora) qui est de 135 305 F CFA en 2015 contre 95 152 F CFA en 2011. La commune se trouve donc être l’une des plus pauvres du département de l’Atacora. Cela se confirme par le taux de malnutrition des enfants qui en 2023 est 211, 82 enfants de moins de cinq ans malnutris sur 10 000. Le taux de prévalence du paludisme pour la même année est 20,91 dans la commune (tous cas confondus) contre 24,16 pour le département. Le taux de mortalité néonatal précoce pour 2023 est de 0,48% pour la commune.
Ces quelques indicateurs sociaux de la commune de Kérou montrent le caractère préoccupant de la pauvreté des populations dans la commune et leur vulnérabilité aux risques divers de maladies et de mortalité auxquels des actions urgentes et rigoureuses doivent être entreprises.
Une population jeune et active, constituant une main-d’œuvre disponible pour les activités économiques et un potentiel important pour l’entrepreneuriat et l’innovation ;
De vastes terres agricoles exploitables, favorables au développement des cultures vivrières et de rente ;
Un important cheptel d’élevage, composé notamment de bovins, d’ovins, de caprins et de volailles


Une production agricole diversifiée, comprenant le coton, le maïs, le soja, le karité, l’anacarde, le riz, les tubercules, le sésame et plusieurs autres spéculations agricoles ;



Une richesse écologique remarquable, caractérisée par une flore et une faune diversifiées, notamment au sein du Parc national de la Pendjari et de la forêt classée de l’Alibori supérieur ;
L’existence de marchés dynamiques et d’importants flux ccommerciaux, favorisant les échanges économiques à l’échelle locale et régionale ;
Un potentiel touristique significatif, grâce à la présence de nombreux sites naturels et culturels attractifs;



Une diversité culturelle riche, illustrée par la variété des danses traditionnelles, des pratiques culturelles et du patrimoine local;
Existence des fêtes identitaires (Gaani, Donkonrou, flagélation, cérémonie de sortir des initiés chez les gourmantchés…);
Education et Alphabétisation
Le système éducatif dans la commune de Kérou est composé de l’éducation formelle qui couvre la maternelle, le primaire et le secondaire et l’alphabétisation qui représente l’éducation non formelle.
|
Ratios dans le secteur éducatif |
Norme |
Etat des lieux |
Ecart |
Action à mener |
|
Nombre d’écoliers par enseignant |
45 |
85 |
40 |
Faire des plaidoyers pour le recrutement des enseignants Faire des plaidoyers pour la scission des écoles à huit (08) cours |
|
Nombre d’écoliers par salle de classe |
45 |
85 |
40 |
Construire/réhabiliter des modules de salles de classes |
|
Nombre de groupes pédagogiques par CP |
CP1 : 38 CP2 : 32 |
CP1 : 38 CP2 : 32 |
0 |
RAS |
|
Effectif d’enseignants |
295 |
291 |
04 |
Faire des plaidoyers pour le recrutement des enseignants |
|
Effectif d’écoliers |
13275 |
16371 |
3096 |
Augmenter le nombre de salles de classe |
|
Nombre de salles de cours en matériaux définitifs |
360 |
330 |
30 |
Construire de nouvelles salles de cours en matériaux définitifs |
|
Nombre d’écoles maternelles |
ND |
04 |
|
Faire des plaidoyers pour la création d’écoles maternelle dans les arrondissements de Firou et Kaobagou |
Le tableau montre la situation des ratios des services sociaux de base observée dans le domaine de l’éducation maternelle et primaire. On note une amélioration de certains ratios par contre des efforts reste à fournir pour d’autres afin d’atteindre les objectifs du développement durable. Le nombre d’écoliers par salle de classe dans la commune conformément à la norme au Bénin est élevé. On constate un lien direct avec l’évolution de la population. Le taux de scolarisation est de 105,52% en 2023. Ce taux est légèrement en dessous du taux national (117,94%) grâce à l’implication des ONG, des PTF à travers des sensibilisations, la dotation en infrastructures et équipements de qualité sans oublier le programme des cantines scolaires intégrales.
La commune de Kérou dispose de 08 collèges dont 01 privé soit 9 collèges (Tableau 14). Ces collèges sont repartis dans trois arrondissements de la commune. Depuis quelques années, on note une augmentation des infrastructures même si elles restent encore insuffisantes et un rapprochement des élèves de leur CEG. Aussi tous les collèges de la commune ne sont-ils pas construits en en matériaux définitifs (Tableau 30). De même, le corps enseignant qualifié est insuffisant. L’enseignement technique est inexistant dans la Commune.
Année | 2017-2018 | 2017-2018 | 2017-2018 | 2018-2019 | 2018-2019 | 2018-2019 | 2019-2020 | 2019-2020 | 2019-2020 | 2020-2021 | 2020-2021 | 2020-2021 | 2021-2022 | 2021-2022 | 2021-2022 |
Etablissement | G | F | T | G | F | T | G | F | T | G | F | T | G | F | T |
|
CEG Kérou |
858 |
490 |
1348 |
730 |
444 |
1174 |
708 |
480 |
1188 |
669 |
487 |
1186 |
690 |
478 |
1168 |
|
CEG Pikiré |
105 |
140 |
245 |
107 |
121 |
228 |
120 |
118 |
238 |
99 |
117 |
216 |
94 |
113 |
207 |
|
CEG Tuko |
185 |
148 |
333 |
125 |
110 |
255 |
139 |
121 |
260 |
131 |
110 |
241 |
147 |
134 |
281 |
|
CEG Kossou Ouinra |
48 |
40 |
88 |
47 |
32 |
79 |
45 |
28 |
73 |
45 |
26 |
71 |
45 |
26 |
71 |
|
CEG Ouoré |
98 |
62 |
160 |
76 |
41 |
117 |
82 |
64 |
146 |
69 |
59 |
128 |
60 |
79 |
139 |
|
CEG Brignamaro |
267 |
186 |
453 |
225 |
145 |
370 |
254 |
161 |
415 |
252 |
147 |
399 |
275 |
170 |
445 |
|
CEG Kossou |
78 |
56 |
134 |
65 |
39 |
104 |
67 |
53 |
120 |
67 |
37 |
104 |
65 |
43 |
108 |
|
CEG Firou |
238 |
75 |
313 |
237 |
66 |
303 |
141 |
70 |
211 |
132 |
52 |
184 |
129 |
56 |
185 |
|
TOTAL |
1927 |
1192 |
3074 |
1612 |
998 |
2630 |
1556 |
1095 |
2651 |
1332 |
983 |
2345 |
1376 |
1043 |
2419 |
De 2017-2018, l’effectif total de déperdition est de 675 dont 287 filles et 388 garçons. Mais à partir des années scolaires 2018-2019, 2019-2020 et 2021-2022, on constate aisément que l’effectif de déperdition à considérablement baissé avant de connaître une légère hausse au cours de l’année scolaire 2021-2022 mais n’atteignant pas la barre de 2018. Il faut noter que ces données n’ont pas pris en compte celles du CEG de Firou.
Infrastructures des établissements secondaires de la commune de Kérou
|
Infrastructures |
Matériaux définitifs |
Matériaux précaires |
|
CEG 1 Kérou |
|
|
|
Salles de classe |
30 |
00 |
|
Laboratoire |
00 |
00 |
|
Bibliothèque |
00 |
00 |
|
Salle d’informatique |
00 |
00 |
|
Administratif |
01 |
00 |
|
Latrine |
14 |
00 |
|
Urinoir |
04 |
00 |
|
CEG Pikiré |
|
|
|
Salles de classe |
08 |
00 |
|
Laboratoire |
00 |
00 |
|
Bibliothèque |
00 |
00 |
|
Salle d’informatique |
00 |
00 |
|
Latrine |
08 |
00 |
|
Administratif |
02 |
00 |
|
CEG Tuko |
|
|
|
Salles de classe |
03 |
03 |
|
Laboratoire |
00 |
00 |
|
Bibliothèque |
00 |
00 |
|
Salle d’informatique |
00 |
00 |
|
Administratif |
00 |
00 |
|
Kossou-Ouinra |
|
|
|
Salles de classe |
03 |
01 |
|
Laboratoire |
00 |
00 |
|
Bibliothèque |
00 |
00 |
|
Salle d’informatique |
00 |
00 |
|
Administratif |
01 |
00 |
|
CEG Ouoré |
|
|
|
Salles de classe |
03 |
02 |
|
Laboratoire |
00 |
00 |
|
Bibliothèque |
00 |
00 |
|
Salle d’informatique |
00 |
00 |
|
Administratif |
00 |
00 |
|
CEG Brignamaro |
|
|
|
Salles de classe |
19 |
02 |
|
Laboratoire |
00 |
00 |
|
Bibliothèque |
00 |
00 |
|
Salle d’informatique |
00 |
00 |
|
Administratif |
01 |
00 |
|
CEG Kossou |
|
|
|
Salles de classe |
04 |
00 |
|
Laboratoire |
00 |
00 |
|
Bibliothèque |
00 |
00 |
|
Salle d’informatique |
01 |
00 |
|
Administratif |
00 |
00 |
|
Latrine |
00 |
00 |
|
Urinoir |
02 |
00 |
|
CEG Firou |
|
|
|
Salles de classe |
07 |
02 |
|
Laboratoire |
00 |
00 |
|
Bibliothèque |
00 |
00 |
|
Salle d’informatique |
00 |
00 |
|
Administratif |
03 |
00 |
|
Latrine |
04 |
00 |
|
Urinoir |
00 |
02 |
La commune de Kérou compte 77 salles de classes dont 77 salles construites en matériaux définitifs et 08 salles de classes construites en matériaux précaires pour l’enseignement secondaire. Aussi, on observe, une mauvaise répartition des salles dans la commune. Le CEG Kérou vient en tête avec 30 salles de classes, suivi du CEG de Brignamaro (19) salles, tandis que les autres collèges de la commune comptent moins au plus 08 salles de classes. De même, on note aussi, une absence totale de bibliothèque dans la commune. Sur les 07 salles de classes de Firou, 04 ne sont pas cimentées.
La Commune de Kérou dispose de 25 centres d’alphabétisation pour 27 facilitateurs et 01 coordonnateur. Plusieurs partenaires accompagnent l’alphabétisation dans la commune de Kérou. On note : l’Etat à travers le Ministère des enseignements secondaires techniques et de la formation professionnelle qui s’occupe de l’alphabétisation au niveau de la commune dont le représentant est le coordonnateur communal. Il travaille en collaboration avec le représentant de la direction départementale de l’enseignement secondaire à Natitingou. En termes d’effectif des apprenants, il y a eu 625 inscrits. Il faut noter qu’au niveau communal, les centres d’alphabétisation ne fonctionnent plus depuis 2019. Cela se traduit par l’abandon massif des apprenants. Actuellement, trois (03) centres privés sont fonctionnels à travers l’accompagnement de Potal men dans les langues locales fulfuldé et baatonnou dans la commune.
Pharmacie
Pharmacies fonctionnels dans la Commune de Kérou
Pharmacie
NA SIARA
Horaire :
Quartier :
Responsable :
De garde :
Infrastructures sanitaires
La commune dispose d’un centre de santé communal (CSC) implanté au niveau de l’arrondissement central de Kérou. Tous les quatre (04) autres arrondissements de la commune sont dotés de Centre de Santé d’Arrondissement CSA disposant chacun d’un dispensaire et d’une maternité. On note également l’implantation des cabinets privés et des dispensaires isolés dans la commune.
Commune | Villages | Hôpital | CSC | CSA | Centre confessionnel | Privé laïc | Maternité Isolée | Dispensaire isolé |
Total Commune | 43 | 00 | 01 | 06 | 03 | 01 | 01 | 07 |
La Commune de Kérou dispose de neuf (09) formations sanitaires réparties comme suit :
o un (01) centre communal de santé à Kérou-centre ;
o six (06) centres de santé d’arrondissement à Kossou-Ouinra (Brignammaro), Firou, Pikiré, Ouoré, Fêtêkou et à Kaobagou ;
o trois (03) centres confessionnels de santé à Djoléni (Firou) et à Brignamaro (centre de santé Saint Yves) et à Kérou centre.
o Un (01) dispensaire isolé à Batinnin, un (01) à Gori et un (01) à Bakoussarou, (01) à Bérékossou, (01) à Bagoubagou et (01) à Sinaboro et (01) à Boukoubrou.
o Une (01) maternité à Boukoubrou.
|
Ratios secteur santé |
Normes |
Etat des lieux |
Ecarts |
Action à mener |
|
Nombre d’habitants par médecin |
1 pour 10 000 habts |
04/126208= 0,31 pour 10 000 |
- 9 |
Faire un plaidoyer pour le recrutement de médecins |
|
Nombre d’habitants par sage-femme |
1 pour 3000 habts |
10/126208=0,23 pour 3000 |
- 38 |
Faire un plaidoyer pour le recrutement de Sages-Femmes d’Etat |
|
Nombre d’habitants par infirmier |
1 pour 5000 habts |
33/126208= 1,30 pour 5000 |
+ 7 |
Continuer les efforts de performance |
|
Effectif de médecins |
13 |
04 |
- 9 |
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Effectif de sages-femmes d’Etat |
42 |
10 |
- 32 |
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Effectif d’infirmier(e)s d’Etat |
26 |
33 |
+ 7 |
Continuer les efforts de performance |
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Effectif de technicien de laboratoire |
ND |
04 |
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Nombre de formations sanitaires |
ND |
17+8=24 |
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Construction/réhabilitation des centres de santé |
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Nombre de salles d’hospitalisation |
ND |
12 |
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Construction/réhabilitation de salles d’hospitalisation |
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Nombre de maternités |
ND |
10 |
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Construction/réhabilitation des maternités |
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Nombre de laboratoires |
ND |
01 |
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Construction/réhabilitation des laboratoires |
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Taux de mortalités infantiles |
1 Pour 1000 par année |
3/5124= 0,58 pour 1000 |
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Taux de mortalités maternelles |
223 pour 100 000 |
6/5893= 101 pour 100 000 |
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Progresser dans le dynamisme |
On note une amélioration de certains ratios par contre des efforts reste à fournir pour d’autres afin d’atteindre les objectifs du développement durable. Ces données sont révélatrices de l’aboutissement des politiques dans le secteur de la santé. Les services rendus à la population dans ces centres de santé sont : les consultations prénatales, les consultations postnatales, consultations curatives, les planifications familiales, les accouchements, les vaccinations, la chirurgie, la gynécologie (voir la carte 8 des infrastructures sanitaires en annexe) de la commune de Kérou.
Protection sociale
Le Centre de Promotion Sociale (CPS) de Kérou offre des services sociocommunautaires aux populations de Kérou en matière de :
- Lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ;
- IEC sur sécurité alimentaire et nutrition des enfants ;
- Lutte contre les grossesses précoces et non désirées des filles (élèves) ;
- Promotion et protection des droits des enfants ;
- Lutte contre l’infanticide ;
- Lutte contre excision ;
- Lutte contre le déplacement illicite ;
- Lutte contre l’exploitation économique des enfants.
Le CPS dispose de deux agents dont le responsable du centre et une assistante du service social qui est le responsable service d’écoute. Le CPS est peu équipé et se trouve dans des infrastructures délabrées, envahies par les chauves-souris. Il ne dispose que d’une moto comme moyen de transport. Le CPS dispose d’un financement de base pour faire face aux défis qui sont les siens et la mise en œuvre du plan d’action du ministère. Il bénéficie aussi des appuis des partenaires comme UNICEF, Médecin du Monde, etc., pour autres activité : protéger les couches vulnérables de la Commune contre les actes de violences. Les différentes actions concernent particulièrement la prise en charge des victimes et des couches vulnérables ; les préventions contre les violences, les IEC, les interpellations des contrevenants, les démonstrations pour la promotion de la nutrition et une bonne alimentation. Le tableau suivant résume la situation de la protection sociale dans la Commune.
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N° |
Domaines |
Situation actuelle |
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1 |
Insertion socio professionnelle |
Les personnes en situation de handicap, les filles victimes des violences |
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2 |
Appui en kits scolaires |
Les enfants orphelins vulnérables |
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3 |
Appui en kits nutritionnels |
Les personnes de troisième âge ; les personnes en situation du handicap, les orphelins et enfants vulnérable |
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4 |
Prise en charge sanitaires |
Les enfants en situation difficile, les victimes des violences ; les personnes de troisième âge ; |
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5 |
Appuis ponctuels financier |
Les parents aux enfants multiples, les veuf/ves ; les enfants en situation difficile, les victimes de violence, les personnes de troisième âge, les personnes en situation du handicap |
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6 |
Appui en matériels |
Les sinistrés ; les groupements de femmes |
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7 |
Couches vulnérables dans la Commune |
Enfants, jeunes et adolescents, femmes, personnes de troisième âge, personnes handicapées, les PVVIH. |
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8 |
Formations données à l’endroit des couches vulnérables |
Insuffisance de formations spécifiques mais des accompagnements en termes de sensibilisations, de suivi, d’appui en matériels et d’autres. |
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9 |
Cas de violences faites aux femmes, aux handicapées |
Violences conjugales, familiales, harcèlement sexuel, coups et blessures volontaire, enlèvements et séquestrations, viols, détournement de mineurs, violences économiques, verbales ; stigmatisation des personnes handicapées, rejet. Incitation de mineurs à la débauche, le mariage précoce forcé et par échange, l’exploitation économique des enfants |
|
10 |
Cas de stigmatisation pour les PVVIH, les personnes handicapées |
Stigmatisation, rejet, coût des médicaments, violation des droits des personnes handicapées. |
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11 |
Etat civil |
Situation des enfants sans actes de naissance aux divers examens. Situation d’autres personnes sans actes de naissance qui manifestent le désir de se faire délivrer des actes de naissance. |
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12 |
Situation de la femme (degré de représentativité de la femme) |
Faible taux de représentativité des femmes. |
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13 |
Problèmes actuels du centre et aspirations |
Pas de lampadaires solaires pour l’éclairage du centre Le centre ne dispose pas de gardien, donc exposé au cambriolage. Insuffisance de personnel qualifié Insuffisance de matériel de travail |
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14 |
Les arrondissements les plus touchés par la violence faite aux femmes |
Kérou centre |
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15 |
Couches vulnérables dans la Commune |
Enfants, adolescents et jeunes, femmes, personnes de troisième âge, personnes handicapées, les PVVIH. |
Le droit des enfants est respecté dans la commune de Kérou. Le chef de ménage prend soin pour ce qui est de l’éducation et de la santé des enfants. Mais après la scolarisation, l’enfant est laissé à lui-même. Aucun suivi ne se fait. Le parent ignore ce qui se passe en classe, ce que l’enfant fait comme étude etc. certains parents mettent les enfants en situation difficile sans contrôle ; le libertinage à inquiétant. Par exemple, le droit aux jeux se fait avec exagération car les parents ne contrôlent rien ! Les enlèvements de mineurs, le mariage forcé, précoce est encore vivace.
Les violences basées sur le genre constituent un fait courant dans la commune. Les victimes en majorité sont des femmes et des filles. Dans nos sociétés, les normes traditionnelles autorisent l’homme à porter la main sur son épouse. Et les victimes, en aucun cas ne peuvent informer ou même dénoncer les faits aux services compétents. Dès qu’une femme/ fille convoque son époux ou son géniteur au commissariat, elle est alors mal perçue par la communauté. En général, ces violences sont souvent dues aux mauvais comportements de la femme ou de l’homme, à l’irresponsabilité de l’époux à subvenir au besoin du ménage avec un règlement de compte comme source la jalousie, la médisance ou délation. Le plus dur est le règlement qui se heurte très souvent aux réticences des uns et des autres quant au déclenchement des procédures à la gendarmerie ou à la police. Les pesanteurs, les pressions sur les plaignants sont telles que ces derniers se trouvent contraints socialement de retirer leurs plaintes.
Sports & Loisirs
Le secteur de sport et des loisirs constitue l’un des secteurs les plus vulnérables de la Commune. On enregistre l’unique terrain de football à l’Arrondissement central. En ce qui concerne le loisir, on compte les trois maisons des jeunes dans l’arrondissement central, un de Firou et un de Brignamaro et un centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC).
Point des centres de loisirs et sports de la commune
|
Arrondissement |
Maison de jeunes |
Terrain de football |
Stade |
Centre de lecture |
|
Kérou |
03 |
22 |
01 |
01 |
|
Brignamaro |
01 |
11 |
01 |
00 |
|
Firou |
01 |
07 |
00 |
00 |
|
Kaobagou |
00 |
01 |
00 |
00 |
|
TOTAL |
05 |
39 |
02 |
01 |
Clubs et Associations
Associations Sportives
Si vous aimez les jeux de cartes, plusieurs associations de joueurs de belote
Club de belote
Si vous aimez les jeux de cartes, plusieurs associations de joueurs de belote
Club de Domino
Si vous aimez les jeux de cartes, plusieurs associations de joueurs de belote
Club de Pétank
Si vous aimez les jeux de cartes, plusieurs associations de joueurs de belote
Club de foot
Si vous aimez les jeux de cartes, plusieurs associations de joueurs de belote
L' Agriculture
La production agricole constitue la principale activité dans la commune de Kérou. Il occupe environ 90% de la population active mais sa contribution au PIB est relativement faible, de l’ordre de 50%. La commune dispose de vastes terres favorables à la production agricole. L’agriculture est de type extensif sur brûlis et reste dépendant du climat et des intrants agricoles. La production est orientée vers les céréales, les tubercules et les légumineuses et les cultures de rentes. Les cultures qui contribuent le plus au revenu agricole sont : le maïs, le riz, le soja, le manioc, l’igname, l’anacarde, la tomate, le chou, le gombo, le piment etc. Malgré les niveaux de production enregistrés, la Commune de Kérou ne saurait se prévaloir d’un bilan vivrier satisfaisant. L’analyse des maillons des filières montre qu’en général, seul le maillon production est le mieux structuré. L’autoconsommation représente environ 49% de la production brute de la Commune.

Dans la commune de Kérou, les céréales produites au cours des quatre dernières années sont le maïs, le riz, le petit mil et le sorgho. On constate que la superficie emblavée est très disproportionnée entre le maïs et les autres céréales. Il représente donc la céréale la plus cultivée. Par ailleurs, on note que sa production qui tendait à augmenter à partir de 2017 est devenue constante entre 2018 et 2019 puis a régressé à partir de 2020 à 2021.

Parmi les tubercules et racines produites dans la commune, nous avons en premier l’igname suivi du manioc. La patate douce et la pomme de terre sont négligeables en terme de production. Quant au manioc, bien que très peu produit, on constate que la superficie d’emblavure et la production ont connu une légère croissance au cours de ces quatre dernières années. Par contre au niveau de l’igname on note une variation de ces deux facteurs au cours de ces années, avec une augmentation de sa production pour la campagne de 2020-2021.

Le soja représente la légumineuse la plus emblavée de toutes les légumineuses cultivées au cours de ces campagnes agricoles. Sa production connaît une nette croissance à partir de de la campagne de 2019- 2020. Dans le même temps, les autres légumineuses ont connu une nette régression voire un abandon de production.
Au cours des campagnes agricoles de 2017-2018 et 2018-2019, la production du coton a été croissante. Mais , on note une baisse et constance au cours des dernières campagnes agricoles de 2019-2020 et 2020-2021. La production de l’anacarde et de l’arachide est très faible.
L’analyse relève les principaux constats suivants :
- 148 839 ha sont en moyenne emblavés pour la production agricole chaque année. Soit 39,36% de la superficie de la commune
- Les cultures emblavées sont les céréales, les légumineuses, les tubercules et racines, les cultures maraîchères et les cultures industrielles
- Le maïs a la plus grande superficie d’emblavure, ensuite vient le coton et le soja, soit en moyenne plus de 80 000 ha donc plus de la moitié des spéculations cultivées par an.
- Une baisse de la production du maïs et des autres céréales
- Une légère baisse de la production du coton
- Une baisse de la production des arachides et de l’anacarde
- Une croissance de la production du soja
- Une croissance nette de la production en 2020-2021
Il faut signaler que la production céréalière est en tête suivie de la production des cultures industrielles et enfin des racines et tubercules. Ces cultures seraient sans aucun doute celles qui ont contribué le plus au revenu au niveau de la Commune au cours de ces années.
Au vu de la tendance de la production végétale dans la commune et sous réserve des éventuelles menaces dans le secteur, les filières prioritaires pourraient être orientées dans le même sens. D’ailleurs beaucoup de coopératives pour la transformation du soja sont créées entre 2017 et 2019.
| Cultures vivrières | Cultures maraîchères | Cultures de rentes | Type de main d’œuvre | Mode d’acquisition des terres | Mode de culture (intensif) | |
FIROU | Maïs, soja, sorgho, mil, riz, igname, pastèque et melon | Gombo, piment, crincrin, tomate, amarante, laitue, | Coton, Anacarde | Mains d’œuvre familiale, main d’œuvre extérieure | Don, héritage et prêt | Extensif | |
KEROU | Maïs, soja, sorgho, mil, riz, igname | Gombo, piment, crincrin, tomate, amarante | Coton, Anacarde | Mains d’œuvre familiale, main d’œuvre extérieure | Don, héritage et prêt | Extensif | |
BRIGNAMARO | Maïs, soja, sorgho, mil, riz, igname | Gombo, piment, crincrin, tomate, amarante | Coton, Anacarde | Mains d’œuvre familiale, main d’œuvre extérieure | Don, héritage et prêt | Extensif | |
KAOBAGOU | Maïs, soja, sorgho, mil, riz, igname | Gombo, piment, crincrin, tomate, amarante | Coton, Anacarde | Mains d’œuvre familiale, main d’œuvre extérieure | Don, héritage et prêt | Extensif |
Qu’il s’agisse des spéculations, du type de main d’œuvre, du mode d’acquisition des terres ou du mode de culture, nous remarquons que la tendance en matière de production végétale est la même dans tous les arrondissements.
L'Elevage est la seconde activité économique dans la Commune de Kérou. C’est un élevage traditionnel, extensif qui se rencontre dans tous les arrondissements de la Commune dont les performances sont très encourageantes. Les espèces les plus rencontrées sont les bovins, les caprins, les ovins, les porcins et la volaille (Tableau 9). Si l’élevage des ovins et des volailles se répartit sur tout le territoire on observe une certaine spécialisation pour les bovins et les porcins par zone. En effet, l’élevage des bovins reste transhumant et la couverture vaccinale est partielle. Malgré l’existence de trois pharmacies vétérinaires (deux privées et un public) et de trois postes d’élevage, l’insuffisance d’encadrements et de produits vétérinaires de qualité a été signalée surtout à Kaobagou, Kérou-Centre (Pikiré, Fêtekou et Ouoré) et Brignamaro (Bambaba). Quant à la transhumance sur le territoire de Kérou, elle concerne aussi bien les troupeaux étrangers venus du Burkina et du Niger que les troupeaux locaux. Le couloir 3 de la CEDEAO est faiblement fonctionnel du fait que les agriculteurs ont pris en assaut des portions. C’est le cas aussi avec les aires de vaccination. Dans la commune de Kérou, la boucherie est une activité familiale. On compte plusieurs bouchers dans les arrondissements de Kérou centre et de Brignamaro

Depuis plus de vingt (20) ans, il n’a pas eu un recensement du cheptel national. Seules les estimations sont utilisées pour le moment. Cependant, au niveau local, les statistiques réelles obtenues sont celles du recensement de décembre 2021.
Nous remarquons que l’élevage de la volaille a augmenté entre 2018 et 2019 et a connu une baisse entre 2019 et 2020. Puis à partir de 2021 on note une légère croissance. En ce qui concerne les bovins, ovins, caprins et porcins leur élevage a connu une hausse entre 2018 et 2019 et une constance entre 2019 et 2021. Le tableau 4 présente l’effectif du cheptel conventionnel par genre et selon les éleveurs.
L’artisanat
L’artisanat est marqué par la fabrication d’articles d’habillement, travail du cuir, fabrication d’articles de voyage et de chaussures. L’artisanat de production prend aussi en compte la poterie, la forge, le tissage, la vannerie et la cordonnerie etc. Enfin, l’artisanat de service regroupe la couture, la coiffure, la mécanique, la menuiserie, la maçonnerie, la soudure etc.
Au niveau de ce secteur, chaque corps de métier est organisé en association. Les différentes associations ont une faîtière appelée collectif des artisans au niveau communal.
La transformation agro-alimentaire est assurée par les femmes constituées en coopérative ou non. Les différentes formes de transformation les plus rencontrées sont : la transformation du manioc en gari, des noix de karité en beurre, des graines de néré en moutarde, de l’arachide en huile et galettes et du sorgho et mil en bière locale « Tchoukoutou », la transformation du riz, la transformation du soja en fromage, en moutarde et autres, la transformation du lait de vache en fromage. La plupart de ces produits sont autoconsommés ou vendus sur le marché local et régional.
Le tableau suivant présente la situation des OPA par filière de transformation agricoles.

L’analyse du tableau montre que sur les cinq (05) filières existantes dans la commune, la filière soja est la plus représentée. Elle est suivie par celle du riz et le maraîchage. Les filières viande-lait et karité sont très faiblement représentées. En ce qui concerne les OPA, elles sont inégalement réparties dans l’ensemble de la commune. Elles sont très concentrées dans l’arrondissement de Kérou, 63,01% avec la présence de toutes les filières. A Brignamaro, nous avons 24,66% des OPA avec aussi la présence de toutes les filières et la filière viande et lait est la plus représentée. A Firou, nous avons 9, 60% des OPA et on note l’absence de la filière karité à Firou et 2, 73% à Kaobagou. Particulièrement dans l’arrondissement de Kaobagou, toutes les filières sont absentes sauf la filière soja.
Le commerce
Le commerce à Kérou est dominé par les transactions de produits vivriers et d’animaux. De façon globale, la Commune est autosuffisante pour les vivriers à l’exception de quelques spéculations comme l’igname et le niébé. Elle offre à l’extérieur principalement le maïs, le sorgho, le soja, les bovins, les ovins, les caprins, les porcins, le fromage et les volailles. La Commune de Kérou reçoit surtout les ignames à partir de mars, des spéculations comme le manioc sous forme transformé (cosettes et gari) et le niébé.
En dehors de ces produits, il y a également le commerce de produits manufacturés qui se développe dans la Commune. Les échanges commerciaux sur le marché local reposent essentiellement sur la commercialisation des produits agricoles. Les destinations des produits agricoles sont locales, intercommunales et départementales. En effet, les amendes de Karité, les graines de Néré, les graines d’acajou, le soja et le maïs sont des produits principalement exportés vers le Sud du Pays, le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso. La correspondance commerciale entre la Commune de Kérou et les Communes des autres départements du Bénin est très développée. En somme, les marchés de la Commune de Kérou sont essentiellement des lieux de consommation locale qui dépendent encore fortement des importations (produits manufacturés). Toutefois, ces marchés semblent avoir un caractère régional puisqu’une partie non négligeable des produits transite par ces marchés en direction du département du Borgou. Ceci confère à Kérou une position géostratégique très importante et un créneau de création de richesse qui à coup sûr sera boosté par le bitumage de l’axe Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara.
Faits marquants
- Implantation de l’usine d’égrenage de coton en avril 2017
- Bitumage de la route Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara en cours d’achèvement en 2026
Réalisation Récente
- Point d’eau multifonctionnel à Kaobagou



- Barrage de Bassini



- La promotion de la bonne gouvernance, à travers le renforcement de la transparence, de la participation citoyenne et de l’efficacité de l’administration communale ;
- La sécurisation des biens et des personnes, afin de garantir un environnement propice à la paix, à la cohésion sociale et aux investissements ;
- Aménagement urbain (ouverture de 22 km linéaire de pistes urbaines ; gestion des ordures ménagères), , en vue d’améliorer le cadre de vie des populations ;
- L’accès à une éducation de qualité pour tous, par l’amélioration des infrastructures scolaires et des conditions d’apprentissage ;
- L’accès aux soins de santé pour tous, grâce au renforcement des infrastructures sanitaires et de l’offre de services de santé ;
- L’accès universel à l’eau potable et à l’énergie, pour répondre aux besoins essentiels des ménages et soutenir les activités économiques ;
- La promotion de la mécanisation et de l’entrepreneuriat agricole, afin d’accroître la productivité, de créer des emplois et de renforcer la résilience économique des producteurs ;
- La valorisation de la culture, de l’artisanat et du tourisme, comme leviers de développement économique, de préservation du patrimoine et de rayonnement de la commune.