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L' Agriculture
La production agricole constitue la principale activité dans la commune de Kérou. Il occupe environ 90% de la population active mais sa contribution au PIB est relativement faible, de l’ordre de 50%. La commune dispose de vastes terres favorables à la production agricole. L’agriculture est de type extensif sur brûlis et reste dépendant du climat et des intrants agricoles. La production est orientée vers les céréales, les tubercules et les légumineuses et les cultures de rentes. Les cultures qui contribuent le plus au revenu agricole sont : le maïs, le riz, le soja, le manioc, l’igname, l’anacarde, la tomate, le chou, le gombo, le piment etc. Malgré les niveaux de production enregistrés, la Commune de Kérou ne saurait se prévaloir d’un bilan vivrier satisfaisant. L’analyse des maillons des filières montre qu’en général, seul le maillon production est le mieux structuré. L’autoconsommation représente environ 49% de la production brute de la Commune.

Dans la commune de Kérou, les céréales produites au cours des quatre dernières années sont le maïs, le riz, le petit mil et le sorgho. On constate que la superficie emblavée est très disproportionnée entre le maïs et les autres céréales. Il représente donc la céréale la plus cultivée. Par ailleurs, on note que sa production qui tendait à augmenter à partir de 2017 est devenue constante entre 2018 et 2019 puis a régressé à partir de 2020 à 2021.

Parmi les tubercules et racines produites dans la commune, nous avons en premier l’igname suivi du manioc. La patate douce et la pomme de terre sont négligeables en terme de production. Quant au manioc, bien que très peu produit, on constate que la superficie d’emblavure et la production ont connu une légère croissance au cours de ces quatre dernières années. Par contre au niveau de l’igname on note une variation de ces deux facteurs au cours de ces années, avec une augmentation de sa production pour la campagne de 2020-2021.

Le soja représente la légumineuse la plus emblavée de toutes les légumineuses cultivées au cours de ces campagnes agricoles. Sa production connaît une nette croissance à partir de de la campagne de 2019- 2020. Dans le même temps, les autres légumineuses ont connu une nette régression voire un abandon de production.
Au cours des campagnes agricoles de 2017-2018 et 2018-2019, la production du coton a été croissante. Mais , on note une baisse et constance au cours des dernières campagnes agricoles de 2019-2020 et 2020-2021. La production de l’anacarde et de l’arachide est très faible.
L’analyse relève les principaux constats suivants :
- 148 839 ha sont en moyenne emblavés pour la production agricole chaque année. Soit 39,36% de la superficie de la commune
- Les cultures emblavées sont les céréales, les légumineuses, les tubercules et racines, les cultures maraîchères et les cultures industrielles
- Le maïs a la plus grande superficie d’emblavure, ensuite vient le coton et le soja, soit en moyenne plus de 80 000 ha donc plus de la moitié des spéculations cultivées par an.
- Une baisse de la production du maïs et des autres céréales
- Une légère baisse de la production du coton
- Une baisse de la production des arachides et de l’anacarde
- Une croissance de la production du soja
- Une croissance nette de la production en 2020-2021
Il faut signaler que la production céréalière est en tête suivie de la production des cultures industrielles et enfin des racines et tubercules. Ces cultures seraient sans aucun doute celles qui ont contribué le plus au revenu au niveau de la Commune au cours de ces années.
Au vu de la tendance de la production végétale dans la commune et sous réserve des éventuelles menaces dans le secteur, les filières prioritaires pourraient être orientées dans le même sens. D’ailleurs beaucoup de coopératives pour la transformation du soja sont créées entre 2017 et 2019.
| Cultures vivrières | Cultures maraîchères | Cultures de rentes | Type de main d’œuvre | Mode d’acquisition des terres | Mode de culture (intensif) | |
FIROU | Maïs, soja, sorgho, mil, riz, igname, pastèque et melon | Gombo, piment, crincrin, tomate, amarante, laitue, | Coton, Anacarde | Mains d’œuvre familiale, main d’œuvre extérieure | Don, héritage et prêt | Extensif | |
KEROU | Maïs, soja, sorgho, mil, riz, igname | Gombo, piment, crincrin, tomate, amarante | Coton, Anacarde | Mains d’œuvre familiale, main d’œuvre extérieure | Don, héritage et prêt | Extensif | |
BRIGNAMARO | Maïs, soja, sorgho, mil, riz, igname | Gombo, piment, crincrin, tomate, amarante | Coton, Anacarde | Mains d’œuvre familiale, main d’œuvre extérieure | Don, héritage et prêt | Extensif | |
KAOBAGOU | Maïs, soja, sorgho, mil, riz, igname | Gombo, piment, crincrin, tomate, amarante | Coton, Anacarde | Mains d’œuvre familiale, main d’œuvre extérieure | Don, héritage et prêt | Extensif |
Qu’il s’agisse des spéculations, du type de main d’œuvre, du mode d’acquisition des terres ou du mode de culture, nous remarquons que la tendance en matière de production végétale est la même dans tous les arrondissements.
L'Elevage est la seconde activité économique dans la Commune de Kérou. C’est un élevage traditionnel, extensif qui se rencontre dans tous les arrondissements de la Commune dont les performances sont très encourageantes. Les espèces les plus rencontrées sont les bovins, les caprins, les ovins, les porcins et la volaille (Tableau 9). Si l’élevage des ovins et des volailles se répartit sur tout le territoire on observe une certaine spécialisation pour les bovins et les porcins par zone. En effet, l’élevage des bovins reste transhumant et la couverture vaccinale est partielle. Malgré l’existence de trois pharmacies vétérinaires (deux privées et un public) et de trois postes d’élevage, l’insuffisance d’encadrements et de produits vétérinaires de qualité a été signalée surtout à Kaobagou, Kérou-Centre (Pikiré, Fêtekou et Ouoré) et Brignamaro (Bambaba). Quant à la transhumance sur le territoire de Kérou, elle concerne aussi bien les troupeaux étrangers venus du Burkina et du Niger que les troupeaux locaux. Le couloir 3 de la CEDEAO est faiblement fonctionnel du fait que les agriculteurs ont pris en assaut des portions. C’est le cas aussi avec les aires de vaccination. Dans la commune de Kérou, la boucherie est une activité familiale. On compte plusieurs bouchers dans les arrondissements de Kérou centre et de Brignamaro

Depuis plus de vingt (20) ans, il n’a pas eu un recensement du cheptel national. Seules les estimations sont utilisées pour le moment. Cependant, au niveau local, les statistiques réelles obtenues sont celles du recensement de décembre 2021.
Nous remarquons que l’élevage de la volaille a augmenté entre 2018 et 2019 et a connu une baisse entre 2019 et 2020. Puis à partir de 2021 on note une légère croissance. En ce qui concerne les bovins, ovins, caprins et porcins leur élevage a connu une hausse entre 2018 et 2019 et une constance entre 2019 et 2021. Le tableau 4 présente l’effectif du cheptel conventionnel par genre et selon les éleveurs.
L’artisanat
L’artisanat est marqué par la fabrication d’articles d’habillement, travail du cuir, fabrication d’articles de voyage et de chaussures. L’artisanat de production prend aussi en compte la poterie, la forge, le tissage, la vannerie et la cordonnerie etc. Enfin, l’artisanat de service regroupe la couture, la coiffure, la mécanique, la menuiserie, la maçonnerie, la soudure etc.
Au niveau de ce secteur, chaque corps de métier est organisé en association. Les différentes associations ont une faîtière appelée collectif des artisans au niveau communal.
La transformation agro-alimentaire est assurée par les femmes constituées en coopérative ou non. Les différentes formes de transformation les plus rencontrées sont : la transformation du manioc en gari, des noix de karité en beurre, des graines de néré en moutarde, de l’arachide en huile et galettes et du sorgho et mil en bière locale « Tchoukoutou », la transformation du riz, la transformation du soja en fromage, en moutarde et autres, la transformation du lait de vache en fromage. La plupart de ces produits sont autoconsommés ou vendus sur le marché local et régional.
Le tableau suivant présente la situation des OPA par filière de transformation agricoles.

L’analyse du tableau montre que sur les cinq (05) filières existantes dans la commune, la filière soja est la plus représentée. Elle est suivie par celle du riz et le maraîchage. Les filières viande-lait et karité sont très faiblement représentées. En ce qui concerne les OPA, elles sont inégalement réparties dans l’ensemble de la commune. Elles sont très concentrées dans l’arrondissement de Kérou, 63,01% avec la présence de toutes les filières. A Brignamaro, nous avons 24,66% des OPA avec aussi la présence de toutes les filières et la filière viande et lait est la plus représentée. A Firou, nous avons 9, 60% des OPA et on note l’absence de la filière karité à Firou et 2, 73% à Kaobagou. Particulièrement dans l’arrondissement de Kaobagou, toutes les filières sont absentes sauf la filière soja.
Le commerce
Le commerce à Kérou est dominé par les transactions de produits vivriers et d’animaux. De façon globale, la Commune est autosuffisante pour les vivriers à l’exception de quelques spéculations comme l’igname et le niébé. Elle offre à l’extérieur principalement le maïs, le sorgho, le soja, les bovins, les ovins, les caprins, les porcins, le fromage et les volailles. La Commune de Kérou reçoit surtout les ignames à partir de mars, des spéculations comme le manioc sous forme transformé (cosettes et gari) et le niébé.
En dehors de ces produits, il y a également le commerce de produits manufacturés qui se développe dans la Commune. Les échanges commerciaux sur le marché local reposent essentiellement sur la commercialisation des produits agricoles. Les destinations des produits agricoles sont locales, intercommunales et départementales. En effet, les amendes de Karité, les graines de Néré, les graines d’acajou, le soja et le maïs sont des produits principalement exportés vers le Sud du Pays, le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso. La correspondance commerciale entre la Commune de Kérou et les Communes des autres départements du Bénin est très développée. En somme, les marchés de la Commune de Kérou sont essentiellement des lieux de consommation locale qui dépendent encore fortement des importations (produits manufacturés). Toutefois, ces marchés semblent avoir un caractère régional puisqu’une partie non négligeable des produits transite par ces marchés en direction du département du Borgou. Ceci confère à Kérou une position géostratégique très importante et un créneau de création de richesse qui à coup sûr sera boosté par le bitumage de l’axe Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara.
Des hectares de terre cultivable
Le marché central
Potentialité : 50 Hangars de 06 places, 12 Hangars de 08 places | 101 Boutiques | 1 Magazin
Le marché de
Potentialité : 28 Hangars de 08 places | 3 Boutiques
Le marché central de
Potentialité : 04 Hangars de 08 places, 04 Hangars de 06 places


